Notre ami, Egbert Steffen, Vice-Président de l’ASEVE est parti naviguer sur d’autres rives.
Homme engagé pour la défense de l’environnement, il représentait l’ASEVE à la commission de l’urbanisme et a rédigé de nombreuses recommandations pour améliorer le PLU de 2021.
Egbert était connu pour son enthousiasme, ses convictions et sa détermination tenace pour défendre ses positions.
Son dernier combat a été d’alerter les autorités municipales sur la dégradation de la maison située dans le Parc Davaine pour la protéger des outrages de la météo et des squatters.
Nous perdons un ami qui, par tous les temps, se déplaçait à vélo, parfois avec une bouteille de champagne sur son porte bagage pour partager un moment d’échanges et de convivialité.
Si vous souhaitez transmettre un message de soutien à sa famille, vous pouvez l’envoyer à : aseve.garches@gmail.com
aucune utilisation de produits chimiques de synthèse (pesticides, engrais, désherbants…),
aucune utilisation d’OGM,
respect du bien-être animal (transport, conditions d’élevage, abattage…),
pour les produits transformés, au moins 95% des ingrédients doivent être issus de l’agriculture biologique.
La réglementation en agriculture biologique ne s’applique qu’aux produits agricoles et aux denrées alimentaires. Dans le détail, les produits pouvant être concernés par la certification bio sont :
les produits agricoles non transformés (par exemple : céréales, légumes, fruits, coton, lait, œufs, animaux),
les produits agricoles transformés destinés à l’alimentation humaine (par exemple : pain, fromages, plats cuisinés),
les aliments destinés aux animaux (par exemple : tourteaux de soja),
les semences et matériels de reproduction végétative,
une liste complémentaires de produits annexée au règlement européen sont également concernés, tels que le sel, la laine, le coton, les cocons de vers à soie ou encore les peaux brutes.
Certains produits ne peuvent pas être considérés comme bio. Il s’agit notamment :
des produits de la chasse et de la pêche d’espèces sauvages (sanglier, sardine, etc.) car il n’est pas possible de contrôler leur alimentation et leurs conditions d’élevage,
le foie gras, dans la mesure où le gavage n’est pas autorisé par la règlementation européenne,
l’eau car elle n’est pas un ingrédient agricole.
Les textiles, les cosmétiques, et autres produits transformés non destinés à l’alimentation humaine ou animale, ne relèvent pas non plus de la réglementation relative à l’agriculture biologique et ne peuvent être certifiés biologiques au sens de cette réglementation.
Pour cette dernière catégorie de produits, si un ou plusieurs de leurs composants agricoles sont issus de l’agriculture biologique et certifiés, ils peuvent toutefois être valorisés via une mention sur l’étiquetage (par exemple : « t-shirt fabriqué à partir de coton issu de l’agriculture biologique »).
Comment reconnaître un produit bio ?
Deux labels officiels existent et permettent aux consommateurs d’identifier les produits issus de l’agriculture biologique :
le logo bio européen ou Eurofeuille : il correspond au label européen qui caractérise les produits respectant le règlement relatif à la production biologique de l’Union européenne… Ce logo est obligatoire pour les denrées alimentaires pré-emballées d’origine européenne . Il reste facultatif pour les denrées alimentaires importées. Ce logo doit être systématiquement accompagné de précisions sur le lieu de production des matières premières agricoles composant le produit : Agriculture UE ou Agriculture non UE. La référence de l’organisme certificateur est également obligatoire sur l’étiquette.
la marque AB : cette marque correspond au label français créé par le ministère de l’Agriculture. Le logo AB peut être utilisé de manière facultative, en plus du logo européen. Il peut également apparaître seul pour des produits qui n’ont pas encore fait l’objet d’une harmonisation au niveau européen mais qui sont élaborés conformément à un cahier des charges français homologué.
Pour savoir comment la production est contrôlée, quelles sont les garanties et quels sont les labels, accédez à la totalité de l’article en cliquant ICI
L’eau est une ressource indispensable pour notre santé, nos écosystèmes et notre économie. C’est aussi une ressource en tension, menacée par le changement climatique et nos activités humaines.
Alors l’eau risque-t-elle de se faire de plus en plus rare dans les prochaines décennies ?
Selon l’Organisation des Nations Unies, la hausse des températures perturbe les régimes de précipitations et l’ensemble du cycle de l’eau, ce qui conduit à une exacerbation à la fois de la rareté de l’eau mais aussi des risques liés à l’eau, tels que les inondations et les sécheresses : depuis 2000, les catastrophes liées aux inondations ont augmenté de 134 % par rapport aux deux décennies précédentes, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Le risque d’inondation est d’ailleurs le premier risque naturel en France par le nombre de personnes exposées (18,5 millions).
La gestion et la préservation de l’eau est une priorité pour nos ministères et de nombreuses solutions sont mises en place. Entre crues et sécheresses comment relève-t-on les défis de l’eau dans un climat qui change ? Comment mieux gérer et utiliser cette ressource dans nos territoires ?
Comment utilise-t-on l’eau en France ?
Près de 30 milliards de mètres cubes d’eau sont prélevés, chaque année, en France et sont utilisés pour :
46% Refroidissement des centrales électriques
18% Production d’eau potable
17% Alimentation des canaux
12% Usages agricoles
7% Usages industriels
Jean-Michel Soubeyroux, directeur adjoint scientifique de la climatologie à Météo-France
Pourquoi les risques naturels liés à l’eau se multiplient-ils ?
Les activités socio-économiques sont fortement sensibles aux risques naturels liés au manque d’eau (sécheresse) ou à leur excès (inondation). Leur développement récent, souvent dans des zones exposées, renforce la vulnérabilité face à ces phénomènes. Le changement climatique modifie et intensifie le cycle de l’eau : l’élévation des températures accentue l’évaporation, aggravant les sécheresses, tandis qu’une atmosphère plus chaude favorise des pluies extrêmes plus intenses. Cette évolution est déjà observable sur notre territoire où la fréquence des sécheresses de sol a augmenté de près de 50 % depuis les années 1990 . Parallèlement, les pluies quotidiennes maximales sont en hausse de près de 10 % sur de nombreuses régions (Méditerranée, Bretagne, Centre et Nord-Est du pays).
Quels sont les impacts de la sécheresse sur notre société ?
Il existe plusieurs types de sécheresse conduisant à des impacts différents. Un déficit de précipitations peut se prolonger sous forme de sécheresse du sol ou de sécheresse hydrologique. La sécheresse du sol affecte l’agriculture, l’élevage et la forêt mais également le bâti résidentiel sur terrain argileux. La sécheresse hydrologique, en réduisant les débits des cours d’eau ou le niveau des nappes, perturbe l’alimentation en eau potable, la production d’énergie ainsi que les activités industrielles. Les milieux naturels sont également fragilisés, ce qui limite leur capacité à assurer pleinement leurs fonctions dans l’équilibre des écosystèmes.
Va-t-on réellement manquer d’eau dans quelques décennies ?
Dans les prochaines décennies, les épisodes de sécheresse du sol seront plus fréquents, plus intenses et pourront devenir plus longs, s’étalant sur plus d’une année. Une sécheresse telle qu’observée lors de l’été 2022 pourra devenir la norme d’ici à la fin du siècle. Il est donc nécessaire d’adapter nos activités à une ressource en eau en baisse et connaissant une plus grande variabilité temporelle. La réussite de ces actions réduira le risque de manquer d’eau dans les prochaines décennies.
Quelles sont les solutions pour préserver nos ressources en eau ?
De manière générale, les solutions pour préserver la ressource en eau comprennent à la fois des actions visant à renforcer la sobriété des usages, à optimiser la disponibilité de la ressource et à restaurer l’état des milieux naturels. Grâce à son expertise météorologique et climatique, Météo-France accompagne les acteurs publics ou privés au niveau national et local pour anticiper les conséquences de la sécheresse sur l’ensemble du territoire. L’établissement fournit ainsi des diagnostics de situation et des prévisions (températures, précipitations, humidité des sols…) pour les Comités d’Anticipation et de Suivi Hydrologique (CASH), les Comités Sécheresse du ministère de l’Agriculture et les Comités Départementaux de Ressource en Eau. De nombreuses données sur l’évolution des pluies, sur la sécheresse et sur leurs impacts aux horizons d’adaptation 2030, 2050 et 2100 sont disponibles à l’échelle de la commune et accessible en ligne sur Climadiag Commune.
Sur le littoral, chaque goutte compte !
Le Cerema et le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature ont lancé un programme national pour accélérer la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) dans les territoires côtiers. L’idée ? Redonner une seconde vie à l’eau avant qu’elle ne soit rejetée dans la mer, en l’utilisant pour arroser les espaces verts, nettoyer la voirie ou alimenter des usages industriels.
Jusqu’à 80 % du coût des études peut être financé pour les collectivités qui se lancent. Le programme accompagne les communes littorales de métropole et d’Outre-Mer à chaque étape : diagnostic territorial, faisabilité technique, montage de projet, partage d’expériences.
🌊 Objectif national : multiplier par 10 la réutilisation de l’eau d’ici 2030, dans le cadre du Plan Eau qui regroupe un ensemble d’actions pour une gestion sobre, résiliente et concertée de la ressource en eau. C’est donc une réponse concrète aux défis du changement climatique : sécheresses à répétition, pression touristique, intrusion d’eau salée dans les nappes…
Les équipements électriques et électronique(EEE) sont tous les produits qui ont besoin d’un courant électrique ou de champs électromagnétiques pour fonctionner. Par exemple : smartphone, e-cigarettes, petits et gros électroménagers, climatiseurs, enceintes, vélos électriques, panneaux photovoltaïques… En fin de vie, ces équipements doivent être triés et collectés par des filières spécifiques.
34 : c’est le nombre d’équipements électriques et électroniques que les Français pensent posséder en moyenne par foyer. Mais en réalité, ils en possèdent près de 100.
Avant l’achat, il faut se poser les bonnes questions. Privilégier l’occasion ou le neuf durable et de qualité, la location ou l’emprunt lorsque c’est possible. Pour faire le bon choix, aidez-vous des indices de réparabilité et durabilité
Au quotidien, entretenir et réparer ses équipements, par exemple grâce au bonus réparation.
Lorsque l’équipement est usagé, vous pouvez vous tourner vers les structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) pour qu’il soit reconditionné et réemployé.
Lorsque l’équipement n’est plus utilisable, il doit être collecté par un prestataire agréé (ne pas faire de dépôts sauvages). Il sera alors dépollué (récupération des fluides, piles, batteries, etc…) puis valorisé (recyclage, récupération de pièces détachées ou valorisation énergétique).
Pour trouver toutes les solutions, rendez-vous sur quefairedemesdechets.ademe.fr : un assistant au tri vous indiquera où réparer, donner ou revendre vos objets en bas de chez vous.
Qui gère les équipements en fin de vie ?
42,8% de la collecte est assurée par les collectivités, dans les déchetteries notamment
41,4% par des gestionnaires de déchets, les entreprises, les éco-organismes
13,2% par les distributeurs
2,5% par d’autres acteurs de l’ESS
Ce qui n’est pas collecté :
La filière illégale : entreprises frauduleuses pas en lien avec les éco-organismes
Les erreurs de tri vers les ordures ménagères ou les emballages
Les incivilités (dépôts sauvages)
Le stockage par les Français inquiets de ce que pourraient devenir leurs données (numérique)
Sur l’ensemble du continent européen, plus de 80 % des habitats naturels sont dans un mauvais état de conservation. Avec sa stratégie de protection de la biodiversité, la Commission européenne veut restaurer les écosystèmes et protéger 30 % de la superficie marine et terrestre de l’UE à horizon 2030.
Selon l’Agence européenne de l’environnement, les habitats pour les pollinisateurs ont tendance à être moins bien conservés que les autres en Europe – Crédits : Ntrirata / SlavkoSereda / Volha Halkouskaya (iStock) et Xavier Lejeune (Commission européenne)
L’Europe continue de perdre sa biodiversité. Sur le Vieux Continent comme ailleurs, de nombreux écosystèmes sont menacés par l’agriculture intensive, l’étalement urbain, la pollution et des espèces envahissantes. Les émissions sans précédent de gaz à effet de serre dans le monde provoquent aussi le réchauffement du climat, et par là même une diminution de la biodiversité, par exemple à cause des sécheresses et d’un déficit de pluies.
Selon un rapport publié par le WWF en octobre 2024, les populations des animaux sauvages ont décliné de 73 % en moyenne entre 1970 et 2020. L’association suit depuis 1998 l’indice planète vivante (IPV) qui mesure l’abondance de 35 000 populations de mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens dans le monde.
Et c’est sans compter la plupart des espèces pollinisatrices, parmi lesquelles on retrouve les abeilles, bourdons ou papillons. En Europe, 9 % des espèces d’abeilles et de papillons sont menacées. Et ce alors que « la production, le rendement et la qualité de trois quarts des principales sortes de culture vivrières mondiales[…]bénéficient de la pollinisation animale« , estimait en 2016 un rapport de l’IPBES, un consortium international de chercheurs.
Ce même groupe a publié en mai 2019 un autre rapport, qui étaye une nouvelle fois le déclin de la biodiversité. En se fondant sur environ 15 000 références scientifiques, il en présente des “preuves accablantes” et un “panorama inquiétant”, selon les termes de Robert Watson, son président. Environ un million d’espèces sont menacées d’extinction dans les prochaines décennies – y compris en Europe – “provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier”, indique le document.
Cet effondrement de la biodiversité est notamment lié à une restriction des zones dans lesquelles vivent ces espèces du fait de la dégradation des terres (75 % de la surface terrestre ont été sévèrement affectés par les activités humaines et plus de 85 % des zones humides ont disparu), de la déforestation ou de l’expansion urbaine.
L’intensification de l’agriculture et de la pêche a aussi pesé sur la qualité des habitats et le fonctionnement des écosystèmes. 81 % des habitats protégés sont aujourd’hui dans un état de conservation « médiocre ou mauvais », selon le dernier rapport de l’Agence européenne de l’environnement en date du 29 septembre 2025. Celui-ci ajoute que 60 à 70 % des sols sont dégradés et que 62 % des masses d’eau ne sont pas dans un bon état écologique.
Enfin, les espèces exotiques envahissantes peuvent provoquer un déclin des espèces indigènes. Importée des États-Unis, l’écrevisse de Louisiane a par exemple colonisé une large partie du sud-ouest de la France, menaçant ses cousines déjà installées en Europe.
La stratégie de l’Union européenne en matière de biodiversité à l’horizon 2030
L’Union européenne dispose d’une politique en matière de biodiversité. Régulièrement renouvelée, sa dernière version de 2020 a porté un objectif ambitieux à horizon 2030 : protéger 30 % de la superficie marine et terrestre de l’UE. Elle est intégrée au Pacte vert, chantier prioritaire du premier mandat de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (2019-2024).
Cette stratégie repose sur un premier pilier : la protection des milieux naturels. D’ici à 2030, 30 % des terres et des mers européennes devront en bénéficier, en accordant une attention particulière aux forêts. L’UE s’appuie ici sur son réseau Natura 2000 (voir plus bas).
Le deuxième pilier consiste à restaurer la biodiversité. Il s’agit de privilégier l’agriculture biologique et la biodiversité dans les paysages agricoles, d’enrayer le déclin des pollinisateurs, de rétablir le courant libre sur 25 000 kilomètres de cours d’eau, de planter 3 milliards d’arbres ou encore de réduire l’usage des pesticides et leur degré de nocivité. Entré en vigueur en août 2024, un règlement sur la restauration de la nature a inscrit différents objectifs dans le marbre de la législation européenne. Le texte impose aux États de rétablir au moins 20 % des écosystèmes dégradés d’ici à 2030, en vue d’une restauration de 90 % de ces habitats en 2050. Avec cette « loi européenne sur la restauration de la nature », les États devront établir des plans nationaux en la matière d’ici mi-2026.
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